Technique - Utilisation carte plastique Vendue sous diverses formes, les plus communes et les plus utiles en modélisme sont :
Nota: il est également possible de trouver de la carte plastique sous d’autres formes et hors des circuits commerciaux. Par exemple les couvercles de pots de crème fraîche, ou encore les cartes téléphoniques… Attention, s’il s’agit là de matière première particulièrement bon marché, il faut se méfier de la qualité réelle (est-ce bien du polystyrène ?) et des difficultés à coller et peindre ces matériaux en raison de la pellicule les recouvrant.

Dans tous les bons magasins de modélisme, mais plus particulièrement chez les vendeurs de maquettes plastiques, plutôt que les magasins de jouets, souvent trop généralistes. Essayez donc les magasins spécialisés dans la maquette militaire : leurs rayons offrent souvent un choix important. Enfin, ne négligez pas les vendeurs présents dans les expos de modélisme ainsi que l’Internet

Son utilisation est très vaste, de l’ajout d’un détail oublié par le fabricant sur un modèle du commerce, jusqu’à la construction intégrale, en passant par la modification localisée d’une partie de kit, on peut tout imaginer et tout oser. La mise en œuvre de ce matériau est à la portée de tout modéliste un tant soit peu patient et bricoleur. C’est là la grande force de la carte plastique face aux matériaux plus nobles comme le laiton.
On l'utilise avant tout pour sa grande facilité de mise en œuvre qui ne nécessite pas de connaissances et/ou outillage spécifiques. Mais il ne faut pas occulter également une autre qualité de la carte plastique : son excellent rapport qualité/prix.

La découpe des plaques ou des profilés est d’une grande simplicité et ne nécessite qu’un outillage restreint. Il suffit d’inciser la plaque à l’aide de la lame du cutter, en un ou plusieurs passages suivant l’épaisseur, sans appuyer fortement, pour obtenir une découpe franche. Pour les épaisseurs plus importantes, l’incision pourra être complétée par un mouvement sec, en prenant appui sur l’arrête du plan de travail, des 2 morceaux de plaque, afin de les séparer. Dans tous les cas, le léger bourrelet de matière formé au niveau de l’incision sera éliminé par un ponçage doux et à plat, au papier de verre.
Une attention particulière concernant la coupe des profilés : de par leurs formes souvent plus complexes qu’un simple plat, la découpe s’avère souvent délicate avec un simple cutter. Le recours à l’utilisation du massicot est ici quasi incontournable pour faire du travail propre. Vous apprécierez également les possibilités de dupliquer les coupes à des dimensions identiques offertes par les jeux de cales de cet appareil décidément indispensable.

Devant la multitude des colles disponibles sur le marché, c’est sans doute l’un des points le plus délicat : quelle colle choisir ?

Pour la percer tous les types de forets sont utilisables, à condition d’utiliser un porte outil manuel et de bannir totalement le perçage mécanique, la vitesse de perçage trop élevée faisant immanquablement fondre la carte plastique.

La carte plastique supporte très bien le masticage permettant de corriger les assemblages quelquefois disjoints. Le plus facile est d’utiliser les mastics prévus pour le modélisme plastique et connus sous le nom de « PUTTY ». Le temps de séchage est très court et on peut ensuite poncer et travailler le joint sans problème. Par contre ne pas utiliser les enduits destinés au bricolage genre « rebouche tout », qui ne tiennent pas dans le temps et finissent par se détacher des joints qu’ils sont sensés boucher.

Le ponçage est un jeu d’enfant à condition, encore une fois, de ne pas utiliser de ponçage mécanique. La carte plastique est tendre et il faut faire attention à ne pas trop retirer de matière ! Penser également à poncer à plat et sur un support dur et stable, le résultat n’en sera que meilleur.

La peinture est absolument nécessaire : on peut trouver un wagon laissé brut de laiton très beau, mais le même en carte plastique fera inachevé. Pinceaux ou aérographe, à chacun le choix pour l’application, mais, là encore, nous avons un large choix de possibilités, à puiser dans les gammes offertes au maquettisme plastique, avec cependant une préférence pour les peintures acryliques bien plus faciles et agréables à mettre en œuvre que les enamels.
Ne pas oublier, surtout pour les pièces les plus grosses, de passer une couche d’apprêt pour permettre une meilleure accroche des peintures et un repérage impitoyable des défauts de surface de vos constructions, défauts bien souvent invisibles à l’état brut.